Liste des produits de la marque Omega

Omega est une entreprise suisse d’horlogerie de luxe établie à Bienne. Première marque du groupe Swatch, elle réalise un chiffre d’affaires estimé autour de 2 milliards d’euros, ce qui en fait la seconde au niveau mondial derrière Rolex2.

Par son ancienneté, sa longévité, sa visibilité (chronométrage sportif, conquête spatiale) et sa taille3, Omega est l'une des sociétés-phares de l'industrie horlogère suisse. Elle a en effet été la pionnière en matière d'industrialisation de la production (mécanisation, production de masse). Outre l'excellence de ses produits, reconnue par d'innombrables prix internationaux, elle a aussi été l'un des lieux de la lutte ouvrière et de la progressive amélioration des conditions de travail.

Aujourd'hui, après les tourments et les errements provoqués par l'invasion du quartz et des productions japonaises des années 1970, la marque est à nouveau une figure de proue de l'industrie. Omega a développé des solutions techniques originales (échappement coaxial, calibres maison) et le design a été modernisé. Appartenant au Swatch Group, elle se situe aujourd'hui dans le segment « prestige du marché, et certaines de ses productions visent clairement à se positionner dans le segment « luxe », avec des montres dont le prix moyen va de 4 000 à 8 000 euros. De plus, depuis quelques années, la firme développe un secteur joaillerie.

Fidèle à la région biennoise, Omega a cependant exploité des succursales ou des ateliers à Cortébert, Genève, Köniz, Lausanne, Le Sentier, Les Genevez et Villeret.

La firme est active dans le chronométrage sportif depuis 1909, le traitement et l'affichage des données. Elle a assumé cette tâche la première fois lors des Jeux olympiques d'été de 1932 à Los Angeles et, plus récemment, lors des Jeux olympiques de Turin en 2006, de Pékin en 2008 et de Vancouver en 2010. La marque signe avec les Jeux olympiques d'été de 2016 sa 27e participation en tant que chronométreur officiel6.

Historique
Un calibre 38.5 d'une Gousset Omega (1941).
Fondation

En 1848, Louis Brandt, alors âgé de 23 ans, ouvre un comptoir d'établissage7 à La Chaux-de-Fonds dans le canton de Neuchâtel. Ses montres portent la marque « Louis Brandt ».

En 1879, les deux fils du fondateur, Louis-Paul et César Brandt, décident de se lancer dans la fabrication industrielle « à l'américaine ». En raison de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée et de surfaces disponibles et de l'opposition de leurs concurrents, La Chaux-de-Fonds ne leur paraît pas convenir. Après avoir envisagé de s'implanter dans plusieurs villages du Jura, ils s'installent définitivement à Bienne dans le canton de Berne, mieux située sur le plan logistique (transports, main-d'œuvre, fourniture d'énergie, etc.). Dès janvier 1880, ils lancent leur premier calibre fabriqué par des procédés mécaniques. Fiable et bon marché, le produit connaît un succès fulgurant. Dès le second semestre 1880, l'entreprise occupe 250 personnes et lance ses premières marques. À l'époque, le temps de travail dans l'entreprise est de 59,5 heures hebdomadaires, ce qui est inférieur au maximum légal fixé à 65 heures8. Avant la fin de la décennie, l'entreprise devient la plus grande de l'horlogerie suisse, occupant 600 personnes et à même de produire 100 000 montres par année. La qualité de la production est reconnue par la Confédération suisse et à l'étranger.
Le calibre 19´´´

En 1894, l'entreprise lance le calibre Omega 19 lignes9, qui donnera son nom à l'entreprise. Le nom est déposé dès le 10 mars 1894. Ce produit est une réussite totale aussi bien technique que commerciale : vingt ans plus tard, en 1914, il représente encore le tiers de la production d'Omega10. En 1896 : Omega remporte sa première récompense. L'entreprise occupe près de 800 personnes et fabrique 100 000 montres Omega par année. On la considère déjà comme la « plus importante fabrique d'horlogerie de Suisse ». Les premières contrefaçons apparaissent11. Après la mort des deux fondateurs, l'entreprise est transformée en société anonyme au capital de 250 000 francs (14 mai 1903).
Le temps des crises

Jusqu'en 1907, les affaires sont florissantes : l'entreprise tente d'atteindre une production de 10 000 pièces par jour en rationalisant et optimisant ses processus de fabrication. Mais en 1908 et 1909, l'industrie horlogère connaît une crise majeure : certaines firmes perdent jusqu'à 25 % de leur chiffre d'affaires. Omega parvient à limiter l'érosion de ses exportations à 7 % seulement. La crise passée, la demande augmente à nouveau, à tel point que la société peine à livrer ses clients.
Réclame de 1923 (L'Illustration).

En 1909, Omega assure son premier grand chronométrage sportif lors de la coupe Gordon Bennett de Zurich.

La Première Guerre mondiale provoque des perturbations importantes dans la production et l'engagement en masse de personnel féminin. En 1918-1919, la Suisse subit, comme ses voisins, une épidémie de grippe espagnole et surtout une vague de grèves ouvrières sans précédent. Les ouvriers d'Omega bloquent l'accès à l'usine et la direction fera appel à la troupe pour en dégager l'accès. La semaine de travail tombe à 48 heures, des vacances payées sont accordées aux ouvriers12. Malgré les accords, les conflits sociaux persistent et la firme connaît encore plusieurs épisodes de grève.

À la fin de l'année 1920, les commandes chutent brutalement. L'entreprise est prise de court et l'exercice suivant se conclut sur une perte financière de plus de 600 000 francs13. En 1924, Omega se rapproche de la firme Tissot, qui a connu les mêmes difficultés14.
La SSIH

La crise de 1929 va accélérer le processus de fusion en 1930 et pousser à la création d'une société holding, la Société suisse pour l'industrie horlogère (SSIH) qui chapeaute les entreprises Omega et Tissot, déjà liées par une convention d’intérêts. Dans le partage de marché que prévoit l'accord, la production haut de gamme est attribuée à Omega, tandis que Tissot exploitera le milieu de gamme. À peine deux ans plus tard, un partenaire inattendu se joint à la SSIH, le fabricant de complications Lemania de la vallée de Joux. Il apporte des compétences qui n'existaient pas auparavant dans le groupe, en particulier la fabrication de chronographes, ce qui permet à Omega d'assurer la même année le premier chronométrage des Jeux olympiques à Los Angeles.

Mais la crise continue. En 1931, la moitié du personnel est mis au chômage complet. En 1932, la production chute et ne représente plus que 60 % de celle de 1929 ; l'effectif recule à 700 personnes, dont seules 30 ne chôment pas. La crise sera cependant l'occasion d'implanter de nouvelles méthodes de fabrication et l'optimisation des processus : interchangeabilité quasi complète des ébauches, travail à la chaîne effectué par un personnel moins qualifié, etc. Jusqu'en 1937, date de la signature de la Paix du travail, la vie de l'entreprise sera émaillée de grèves et de conflits sociaux. Les affaires reprennent alors lentement (les exportations sont alors pénalisées par la cherté du franc suisse). La fin des années 1930 est caractérisée par l'obtention d'un prix de précision de Kew Teddington15 et l'apparition des calibres R 13,5 et surtout 30 mm. L'instabilité politique croissante (Anschluss, crise des Sudètes, Accords de Munich, Nuit de Cristal, annexion de la Bohème-Moravie...) fait à nouveau faiblir les ventes.
La Seconde Guerre mondiale

L'attitude protectionniste des États-Unis, l'extension des zones de conflits, l'effondrement de la demande civile et la fermetures des voies de communication marquent un frein très net. Dès 1939, la France fait pression sur les entreprises frontalière du Jura suisse (Omega, Dixi, etc.) pour obtenir des pièces de détonateurs16. Malgré son refus catégorique et affiché de fabriquer du matériel militaire pour quelque belligérant que ce soit, il semble qu'Omega ait livré à la France des percuteurs pour les canons de la flotte aérienne et qu'un projet de carabine fut élaboré, puis abandonné17. Omega devient le plus gros fournisseur de montres pour l'armée de l'air britannique, qui lui en commandera 110 000 jusqu'à la fin du conflit (soit les deux tiers de ses exportations). Sur le plan social, la guerre est l'occasion pour la firme de fonder un fonds de prévoyance pour ses employés.

1942 voit le lancement des premières montres automatiques : Omega Automatic. Le 14 novembre 1944 est fabriquée la 10 000 000e montre portant la marque Omega, un chronomètre de poche en or de 37,5 mm.

La fin de la guerre marque un réel engouement international pour les montres Omega (qui développe une campagne publicitaire dynamique) : Omega est choisie comme montre officielle par la Canadian Air Force, la Royal Australian Air force, l'armée américaine, Air France, Sabena, Canadian Pacific Airlines, etc.

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